Les grands penseurs n’étaient peut-être pas des travailleurs manuels, mais ils ont réfléchi sur notre rapport au travail.
L’intelligence d’action d’Aristote. Il s’agit de faire le bon choix au bon moment. Ce qui n’interdit pas le risque ni n’exclut le danger. Il est nécessaire de s’entraîner à voir le risque comme une opportunité et non comme une menace. Attendre le risque zéro pour agir est vain et peut mener à l’inertie totale.
La justesse au sens de Pascal. C’est l’esprit qui concilie finesse et géométrie. L’esprit fin juge d’un seul regard. L’esprit de géométrie procède progressivement et cherche le détail. C’est comme cela qu’il traite rationnellement les choses. À l’esprit de géométrie revient l’intelligence cérébrale. À l’esprit de finesse revient l’intuition. La justesse selon Pascal, c’est l’alliance des deux. Cette alliance est rare mais précieuse. «Il existe deux excès: exclure la raison et n’admettre que la raison».
Un conseil de Michel de Montaigne. Ne pas se jeter sans cesse en avant dans un processus finalisé qui est un asservissement de la liberté. Les entreprises acculent les salariés d’objectifs démesurés et nombreux ! L’astuce consiste à faire en sorte que l’activité ne se jette pas sans cesse en avant, vers un nouveau but mais qu’elle soit à elle même sa propre fin. Il faut pour cela se concentrer sur l’action davantage que sur l’objectif à atteindre.
Humour très Nouvelle Angleterre
Dans un billet au second degré, l’éditorialiste du New Yorker trouve gênant que les français aient encore une bonne occasion de se considérer comme plus intelligents que les américains en élisant Macron alors qu’eux ont fait le choix de Trump.
« Il a une vrai tête de gagnant, lui » (Thierry Lhermitte dans Un Diner de Cons).
Ecoutez : parfois, les mots ne sont pas nécessaires. Rien qu’à voir leurs têtes, on comprend qu’il y a un truc qui cloche aux Etats-Unis.
J’ouvre les paris (depuis déjà 1 mois) : impeachment d’ici peu.
(photo : Orange Monster et Steven Mnichin, Secrétaire d’Etat au Trésor et grand trader de Wall Street).
Je suis allé à mon 1er rassemblement politique depuis que j’ai 18 ans !
Dépité par le député de la Sarthe, je cherche un plan B comme DSK cherche un plan Q
Incroyable : il y a 48 h je reçois un mail proposant d’assister au meeting politique de Macron à Alger. Je m’y rends, très curieux. Nous étions environ 250 au Sofitel. Quand on voit la foule qu’il déplace en Métropole, c’est presque une chance de pouvoir l’approcher de si près ici. Improbable, même. Je ne dirai qu’une seule chose : il n’a pas tenu le moindre propos de gauche. Nada.
Allez, je dirai autre chose : quel que soit son programme (pour autant qu’il n’y a rien d’extrêmement bête dedans), son principal attrait est la promesse de foutre au vide-ordure les 2 dernières générations de politiciens incapables qui prétendent nous gouverner depuis 30 ans. Ouste !
A suivre…
Ah les salopards…
Séjour express à Oran, levé hier à 4h30 du matin, arrivé déglingué à Oran pour un séminaire. Courte nuit à l’hôtel pourri Sheraton Four Points (rebaptisé « triple zéro »). Re-levé à l’aube ce matin pour être à l’aéroport à 7h00 pour découvrir que le vol pour Alger est annulé.
J’ai pourri le chef d’escale. Ça soulage.
Retour vers Alger en voiture. Suis encore plus déglingué et j’ai raté la St Valentin…
Cette diatribe fut écrite la veille de la primaire US. Hélas, rien n’y fit.
Hey, Mister President, du moins pas à cette heure !
Demain matin, j’me lèverai d’étrange humeur.
Entre mon bol de lait et deux tartines de beurre
J’lirai la presse sur le descendant du pager.
Hésitant entre Google, Yahoo et Twitter,
Je consulterai le verdict des suffrageurs.
Et là, craignant déjà la stupeur, voire l’horreur,
Je respirerai un grand coup, ménageant mon coeur…
En une s’étalera la photo du vainqueur.
“Oh my God” comme on dit Outre-Atantique : Seigneur !
Qui a gagné, entre la cocue New Yorker
Et Donald, ce butor, cet affreux fourrageur ?
Ce gaffeur, hâbleur, jacteur, menteur, niqueur
Qui croit charmer les dames avec son majeur !
Triste Sieur, noceur à la moumoute sans pudeur
Et la laideur d’un videur, boxeur ou catcheur.
Américains pas si tranquilles, libérateurs,
Souvenez vous tous de 33 et du Führer !
Ne cherchez pas avec ce bateleur à vous faire peur.
Allez plutôt au zoo voir les singes hurleurs.
O électeurs, faites de lui un looser, un chômeur,
Un simple buveur de Budweiser (c’est un brasseur)
Filez lui un coup de Tazer ! Ouste, au broyeur !
Jetez le dans l’dumper et appelez l’éboueur !
Faites en sorte que ce 9th of November
Soit le jour fossoyeur de ce crâneur,
Agitateur amateur et sentant la sueur.
Make America Great Again : à bon entendeur !
Conflit d’intérêt
On se régale tous des singeries quotidiennes d’Orange Monster (même si on s’inquiète bien sûr tous de l’avenir du Monde). Quel spectacle !
Aujourd’hui, il s’en prend à la chaîne de magasins Nordstrom qui cesse de vendre les produits « fashion » de sa petite fille chérie Ivanka.
Ce faisant, il ne se rend même pas compte qu’il franchit la ligne rouge du conflit d’intérêt fixée très précautionneusement par les pères fondateurs des Etats-Unis dans la constitution.
Et le plus drôle, c’est cette photo qui montre qu’Ivanka fait fabriquer en Chine ses produits vendus à prix d’or. Tiens ? Pas de tweet rageur ordonnant de rapatrier la production sur le territoire national ?
Tout cela va se finir en empeachment.
La chance est souvent la contrepartie du talent et la manifestation visible de l’habileté.
Étrangement, en anglais, « to take a chance signifie » prendre un risque. Donc la chance sourit aux intrépides. CQFD.
Poésie rédigée la veille des élections régionales de novembre 2015
« Marine, gueule de châtelaine
Mais vraie croquemitaine
De l’âme républicaine,
Je connais ton antienne :
Ta diatribe, ta fredaine,
D’élue antieuropéenne,
La Monnaie Souveraine…
Les idées viles que tu déchaines…
Tu en ponds dix à la douzaine !
L’actualité contemporaine
Cette soirée de novembre faustienne
Au Bataclan en bord de Seyne
Est pour ton parti une aubaine.
Des crétins barbus pleins de haine
Firent une éruption sur la scène
Et tuèrent tout l’monde à la chaine.
Loin, si loin de la guerre Syrienne,
Ces kalachnikof qu’ils dégainent
Rappellent que dans la Géhène
Y’a pas de plaisir, c’est notre peine !
Alors les sondages dans la s’maine,
La peur qui fiche tant la migraine,
Tous demandent « à quand la prochaine ».
Toi, jouant les Samaritaines,
Tu prends des mines de diocésaine.
Tout, pourvu que ton règne vienne !
Mais en amour, tu es une naine.
De ton prochain, tu t’en bats l’aine.
Pour toi, toutes ces âmes africaines,
Devraient être là-bas, à Cayenne,
Pour s’assurer qu’on les détienne
Loin de France métropolitaine.
Et pourquoi pas qu’on les enchaine !
J’en ai marre de cette vile rengaine
Plus malsaine qu’une attaque microbienne.
Révolution copernicienne !
Apprenons aux âmes si vilaines
Comme dit la sagesse tibétaine
Que l’homme n’est pas une mauvaise graine.
Rappelons dans les boites crâniennes
Que le concept de race aryenne
Fut un Waterloo (morne plaine) !
Votons tous Dimanche pour qu’advienne
L’élan de charité chrétienne
Ou cette force surhumaine,
Cet amour à la vertu saine,
Et que dans sa campagne lointaine
Reparte bredouille la chef FN. »
By Antoine | Poésie , Politique
François Hollande dans les livres d’histoires (mais à quelle rubrique ?)
Suite de ma série littéraire inconvenante (pour le précédent épisode, j’ai préféré en crypter l’accès par mot de passe pour ne pas offenser publiquement notre hôte ; demandez le moi par mail).
Mais en France, la parole est libre et je ne vais pas me gêner :
« C’est lors d’un repas sous l’astre du JOUR
Entre poire et fromage, dans l’ARRIERE-COUR
De la villa d’amis du côté d’EL ACHOUR
Que m’est venu l’idée d’un DISCOURS
Sur les caciques d’un régime sans BRAVOURE.
Plutôt que sur le FLN faire un trait d’HUMOUR,
Ma femme me défie pour me prendre de COURS :
“Vise donc Hollande, président FOLAMOUR !
Et pour rendre plus ardu le CONCOURS
En n’utilisant que la terminaison en OUR…”
Comprenant bien ce point de NON RETOUR
Mais aussi l’impossible DEMI TOUR,
Je note dans ma tête quelques CALEMBOURS.
Je pars, telle une fusée à BAIKONOUR
Bigre ! Il me faut rimer comme AZNAVOUR !
A la question “qui diable donc il PINCE POUR ?”
Je devine très vite les premiers CONTOURS
De mes décasyllabes MISES A JOUR.
Revisitons Madame de POMPADOUR !
Rappel : dans toutes les cours, y’en a TOUJOURS.
Vous souvenez vous du titre GLAMOUR
Dans Closer, révélé au GRAND JOUR :
Hymen honteux ou simple BONNE BOURRE
Du président amoureux des P’TITS FOURS
Ou croissants apportés au POINT DU JOUR ?
Sur un Scooter aperçu à un CARREFOUR
Allant vers sa garçonnière rue SAINT FLOUR
Hollande, casqué et l’oeil sur le COMPTE-TOUR
Se croyant inconnu va faire sa COUR.
Crise de libido : vois comme il ACCOURE !
A-t-il bu un FILTRE D’AMOUR ?
Comment Trierweiler (cet avide VAUTOUR !)
ou Royale (la vraie noblesse de BASSE COUR)
N’ont-elles compris ces ALLERS-RETOURS ?
Et pourtant Mesdames : à chacune son TOUR !
Elles auraient dû prévoir ce DESAMOUR,
Humiliant en place publique sans TAMBOUR
Ni trompette celles qui se prennent un FOUR.
Aussi rances que du beurre de l’AVANT JOUR,
Il leur reste l’onanisme (mais ça rend SOURD) !
Quand bien même elles font la GUERRE DES 6 JOURS
On devine qu’il y’aura pas de KIPPOUR !
Elles menacent ou écrivent sans DETOUR
Cette blague des “Sans Dents” indigne du GONCOURS.
Elles veulent mettre le feu comme à ORADOUR !
Alors, qui est cette dame aux beaux ATOURS ?
On évoque une actrice sur le RETOUR.
Une femme dont la bouche sait dire “AMOUR”
Comme un banquier bave pour DUPONT D’NEMOURS…
Une favorite pour notre élu TROUBADOUR.
C’est vrai qu’il est un peu LOURD.
Mais y’en a qui aiment les REMBOURS !
Ses blagues sont certes celles d’un BALOURD
Faisant plus pitié qu’un enfant OUIGHOUR.
Qu’importe ! Ce mec se prend pour ROGER MOORE !
Nul ne cite le nom de celle dont il S’ENTOURE.
Nul pour contester ses frasques et MAMOURS
Car nul autre sait faire rimer POMME D’AMOUR
Et crise diplomatique au Sud DARFOUR.
Au Gouvernement, c’est lui le POIDS-LOURD !
Mister Président joue sur du VELOURS !
Entre deux Conseils des Ministres, il AJOURE
Son agenda, il repeint à l’Elysée le SEJOUR,
Il rentre de Londres où il devait voir le LABOUR
Et renonce à son voyage à JOHANNESBOURG.
A Brégançon, sans nul aux ALENTOURS
Va-s’y qu’il lui offre du Château LATOUR !
C’est mieux, c’est plus cher que du COLLIOURE
Et ça marie mieux les saveurs du TOPINAMBOUR
Et du bon fromage de ROCAMADOUR.
Là, dans leur fort, sorte de nid d’AMOUR,
Il la grimpe en danseuse comme au MERCANTOUR
(Enfin… seulement dans ses BONS JOURS…)
Pour le chef des Armées, plus rien n’a COURS :
Le chômage ? Le déficit ? Mon gars, tu te GOURRES…
Craignez bien le jugement du DERNIER JOUR !
Quand le Peuple vot’ra, ce s’ra sans RECOURS.
Nul ne vous sauvera, pas même POLICE SECOURS.
Comme Napoléon, l’issue des CENT-JOURS
Sera fatale à l’amant, mangeur de BOULGHOUR.
Rétrospective de mes poésies politiquement incorrectes
Commençons par notre hôte !
Fable divertissante inspirée de l’actualité.
http://www.elwatan.com/une/les-autorites-dans-l-embarras-08-11-2015-307143_108.php
Tandis qu’au Capitole
Ca sent le formol
Pour le président croquignole
Qui pédale dans le guacamole,
A la cour, le clan s’affole.
Le pouvoir s’étiole.
Le peuple suspecte un vol
par des pseudos bénévoles
Qui décident à la place de l’idole.
L’ambiance n’est plus à la batifole !
Ah ! Le monopole du gazole !
Tout ça pour du pétrole…
Comme je vous dis : un vrai pactole !
Comme quoi un pouvoir frivole
Peut confondre cabriole et cambriole.
Mais voila : c’est le ras-le-bol.
On veut tous les envoyer sur un atoll
Que ce soit par gondole ou en yole
Et le tout sans boussole,
Ca fera moins la gloriole !
Ou alors un pénitencier agricole
Mais alors sans alcool ni gnole
Et encore moins de TV par parabole.
C’est sûr que sans ces babioles qui consolent
Leur séjour sera digne d’une geôle.
Bientôt ils regretteront leurs cabrioles,
Les cagoles qu’ils cajolent,
Leurs ébats frivoles.
Et alors que leurs genoux flageolent
Ils feront bien moins les marioles !
Bientôt la vérole, la variole
La rougeole et la rubéole
Et même le cancer de la malléole
Feront qu’ils pratiqueront moins la gloriole.
Tous ces rois de la cambriole
Arrêteront de se raconter des fariboles :
En vérité, il y a eu dol,
Croquignole et rocambole…
Ils mériteront la camisole
Faute d’avoir été assez mongoles
Pour ne pas voir comme des guignols
Qu’un jour on les isole
Loin, très loin de la métropole.
Pourtant ils avaient appris à l’école
Que si un jour ils dégringolent,
Ou que ça part de traviole,
Mieux vaut vite prendre son envol
Vers une ville du Tyrol…
Ou bien une province espagnole
D’où ils demanderont l’obole
Loin des frasques de la Coupole
Ou du faste des banderoles.
Allez, trêve de fariboles !
Y’a que dans la presse people
Ou au fond des nécropoles
Qu’on enterre les idoles.
Le FLN, toujours, caracole.
Et même si certains rêvent de pistoles
Pour tous les passer à la casserole,
En vérité on se désole
De n’avoir sous la main un Savonarole
(Quel distributeur de tornioles !)
J’espère que mes propos au vitriole
Ne me jetteront pas en tôle.
Il ne me resterait alors que la picole
Les cigarettes au menthol
Et mes albums des Sex Pistols…
A ne pas respecter le protocole,
A jouer ainsi au mariole
Et le tout sur un ton frivole
Je risque qu’on viole
Alors mon droit de parole !
Ainsi s’achève ma fable-gaudriole
Sans que j’ai pu caser les mots scarole
Systole ni somnole…
Pourtant ce sont pas des babioles
Mais il faut que je survole.
(Oct 2015)
Un nouveau concept de double-looser…
Votre oreille aura bien entendu l’équipe de succubes de Trump parler du concept d’ « alternative facts » pour contrer les media qui pointent une série de faits démontrant par A+B que Trump fait fausse route et travestit la vérité. Le meilleur exemple étant l’affluence à l’investiture de « Orange Monster » : « jamais plus forte affluence » selon le premier intéressé mais un décompte par caméra de vidéosurveillance estime le chiffre à 250 000 personnes contre 1,6 m pour Obama…
Donc, la meilleure défense étant l’attaque, les communiquants de Trump inventent le concept de « vérité alternative ». C’est tellement nul que je ne veux même pas essayer de comprendre.
Vous voulez un parallèle qui éclaire tant la mièvrerie de notre PS national ? Le nombre de votants à la primaire de la « belle alliance populaire » (tu parles…) est, selon la Haute Autorité et le PS, « très près de 2 m » alors qu’elle s’est hissée très péniblement entre 1,5 et 1,6 m de votants. Le compte Twitter a même interrompu le rapport du comptage lorsque le malaise a commencé à se faire sentir.
Soit dit en passant, 1,6 m, c’est autant d’électeurs que les gens de gauche qui ont participé à la primaire de la droite ! Le fiasco pour le PS est total. Le PS est une force centrifuge qui fait que tout le monde quitte le navire depuis 15 ans : Chevènement, Mélenchon, Macron, les éléphants…
Je veux rire au nez de tous ceux qui ont voté ou soutenu le PS ces dernières années.
Deux motifs de satisfaction qui n’ont rien à voir.
La primaire du PS hier a montré un spectacle savoureux. OK, on ne tire pas sur une ambulance. Mais sur un corbillard, on peut ?
Le plus frappant était le degré d’amateurisme perceptible au niveau des QG de campagne des uns et des autres : assistance clairsemée (30 sympathisants dans la salle chez Peillon. Trente !!!), pas de lumière chez tel autre (on se croyait à Alep), des discours déconnectés de la réalité à chaque fois. Personne n’y croit. Quand on voit le faste des primaires aux USA ou la bonne tenue des débats de la primaire de la droite, le gouffre est saisissant. Los pobres con los pobres.
2° sujet de réjouissance : la Chine renonce à sa politique de l’enfant unique. 8% de hausse des naissances en 2016, soit….18 millions d’enfants en plus. Emoi, émoi, émoi. La plus absolue des justices est ainsi rétablie. La Chine progresse en ce qu’elle commence à prendre en considération le confort de sa population. Une action vigoureuse est notamment à l’oeuvre pour faire de l’empire du milieu le chantre de l’économie verte. Certes ils partent de loin, mais la dynamique est là et les résultats sont déjà très éloquents. En parallèle, les USA font marche arrière toute sur les sujets environnementaux et la liberté du commerce. Je pressent que la Chine deviendra un champion mondial d’ici une petite génération. Son poids relatif d’avant la révolution industrielle et pendant 2000 ans…
Le RUE ? Revenu Universel d’Existence !
Derrière la grandiloquence du terme, on perçoit la double volonté d’étendre le pouvoir de l’Etat sur nos (pauvres) vies et de considérer que la propriété est un mal contre lequel il faut apporter quelques correctif. En bref : une taxe.
Benoit Hamon n’a dans son programme qu’un élément saillant : le RUE.
Au début, ce serait un RSA majoré de 10% mais payable à tout le monde. Coût (hypothèse basse) : 40 Mds EUR par an). Mais au terme du quinquennat ce serait jusqu’à 1600 EUR par personne. Coût estimatif : 300 Mds EUR…
Le plus drôle : quand même ses amis du PS lui demandent comment il compte financer cela, BH ressort son vocabulaire grandiloquent et vide de sens : « nous allons convier les français à une grande consultation citoyenne »…
Le plus inquiétant : son idée de taxer le capital pour financer ce RUE par une refonte de la taxe foncière et de l’ISF n’est autre chose qu’une volonté affichée de combattre les propriétaires pour avantager des personnes qui ne dépendront que de l’Etat pour vivre. Bref, c’est du communisme pur.
Quelles âneries la primaire de la gauche nous donne à entendre !
Verbatim du philosophe Jean-Loup Bonnamy
Ce blog a aussi pour fonction de retranscrire en l’état des extraits lus dans les journaux et qui m’ont marqué par leur justesse :
A propos des raisons de la montée du populisme et des récentes décisions des électeurs de renverser la table (Brexit, Trump, etc.) :
« La globalisation n’a pas laminé les classes moyennes que sur le plan économique. Elle a aussi attaqué leurs valeurs. L’épargne est ainsi découragée par les taux d’intérêt, le travail par la pression fiscale. L’idée de progrès vole en éclat quand vous comprenez que vos enfants vivront moins bien que vous. L’éducation devient inaccessible du fait de l’explosion des coûts de scolarité. L’honnêteté, l’égalité devant la loi et la publicité du droit font pâle figure face à la puissance des lobbys et aux coûts désormais astronomiques des frais de justice.
L’une des grandes forces des Trente Glorieuses est d’avoir considérablement élargi et renforcé les classes moyennes, notamment en faisant en sorte que la classe ouvrière industrielle fasse désormais partie des classes moyennes, ce qui a puissamment consolidé la démocratie. Mais la désindustrialisation, la pression fiscale, la hausse de l’immobilier, la montée des inégalités et la faiblesse de la croissance minent en profondeur les classes moyennes. La société tend de plus en plus à se partager en deux pôles extrêmes: les riches et les pauvres. Il est normal que cette souffrance se traduise politiquement.
De plus, les classes moyennes sont le principal soutien de la démocratie. Aristote soulignait déjà que la démocratie était le régime des couches intermédiaires. Depuis le XIXème siècle, ce sont elles qui ont soutenu la démocratie en France, aux États-Unis et au Royaume-Uni. Par contre, lorsqu’elles ont été violemment ébranlées en Italie et en Allemagne, elles ont abandonné la démocratie et se sont tournées vers le fascisme et vers le nazisme. Ce sont elles qui assurent la fonction d’encadrement dans la vie économique, elles qui paient l’essentiel de l’impôt sur les ménages, elles qui financent la protection sociale. »
By Antoine | Non classé
Copieurs !
Surpris de voir que les photos de mon blog d’hier ont ete identiques celles a la une du Figaro. Mais j’avais pondu mon texte avant. Alors, c’est qui les copieurs ?
By Antoine | Non classé
Qui l’eut cru ?
Un président chinois qui défend la globalisation à Davos.
Le futur président américain qui pourfend l’élite globalisée du haut de sa tour clinquante, qui étrille la presse et traite de nazis ses propres services secrets.
Theresa May qui réussit à faire un discours majeur sur le hard Brexit sans mentionner les fondations historiques de l’Europe ni ses succès.
Un président philippin qui admet fièrement avoir appuyé lui-même sur la gâchette pour abattre des dealers dans la rue (1200 morts) et qui traite publiquement Obama de « fils de p… ».
Les français qui disent faire confiance aux PME et vouloir moins d’impôts mais qui appellent de leur vœux plus de contrôle de l’économie par l’Etat et se satisfont d’un million de fonctionnaires en plus…
Le monde (d’après 45) est en train de perdre tous ses repères. La génération des dirigeants issus du baby boom est funeste. Vite, la suivante !
« And now, something different » comme disaient les impayables Monthy Python.
By Antoine | Non classé
Le 20 il sera trop tard…
Obama est resté 8 ans au pouvoir. Son bilan est complexe et ce blog n’a pas l’ambition de tenter de résumer les « Pro’s » et les « Con’s » (sans aucune vulgarité !).
On dit souvent que les vérités ne sont pas absolues mais relatives. Or la comparaison avec Trump ne peut que choquer, tout d’abord dans le style, l’élégance, mais surtout dans la profondeur de la pensée, l’intelligence et, enfin, dans le programme. De « Hope », on passe à « Nope »…
By Antoine | Non classé
Une étude statistique formidablement…inquiétante
Il faut absolument lire les conclusions de la très sérieuse enquête annuelle Science Po / Cevipop reprise par Les Echos aujourd’hui (ici).
Ça laisse rêveur :
C’est dire l’état d’esprit des français. Tout le monde est devenu extrêmement méfiant. Merci nos politiques, merci les Media, merci les institutions, merci l’école : on est devenu des nuls qui se défient de leurs voisins et de tout ce qui constituait les fondations d’une nation.
Et on se demande comment le populisme progresse ?
By Antoine | Non classé
Farniente : belle étymologie !
Je ne sais pas pour vous, mais je me verrais bien dans la peau du Dude (the Big Lebowsky) de temps en temps.
L’exercice du lâcher prise.
Lundi 16 janvier : jour le plus déprimant de l’année
L’Université de Cardiff a déterminé, suite à une étude de 2005, que le 3° lundi de janvier serait le plus sujet au blues parmi la population.
C’est scien-ti-fique !
Eh bien, tout s’explique ! Maintenant, pourquoi « blue » et pas « grey » ou « black » ? Parce qu’il y a toujours pire que l’ennui. Il y a les drames. Que Dieu nous garde.
J’aime tant les gifs !
Ils sont à mi chemin entre la photo et la vidéo. Ils sont à l’animation ce que les haïkus japonais sont à la poésie.
Pour la fête des Rois, rien de mieux même avec un peu de retard, qu’un petit gif de circonstance !