Mélanchon haranguant les foules crédules !
Mais, comme disait Staline : « le Pape, combien de divisions ? » Au sens militaire bien sûr car du point de vue politique, l’extrême gauche est championne des divisions ! Mélanchon, trotskyste, est haï par l’arrière garde rance du PCF. Quand on y pense, parler de Trotskisme presque cent ans après, c’est grotesque.
Mais puisqu’on nous invite à regarder dans les archives, je rigole en me rappelant que le trotskisme lui-même, déjà divisé du vivant de Trotski, a éclaté en de multiples tendances (pablisme, lambertisme, Union Communiste, posadisme, morenisme…) après la Seconde Guerre mondiale. Grotesque vous dis-je.
Où sont les constructifs dans cette idéologie ?
Pourvu que ça dure, comme disait Laetizia, la maman de Napoléon…
Y’a de quoi dégouter le dernier des red necks. Les populistes vont voir ce que leur nation va devenir.
Je me dois de reproduire (est-ce légal ? C’est un hommage plus qu’un plagiat) intégralement l’édito d’Eric Leboucher des Echos. Bravo.
Ainsi le pluralisme serait menacé de disparaître en France. La très forte majorité de La République En marche à l’Assemblée nous ferait basculer dans un régime du pouvoir absolu. Et les procureurs de plaider que l’abstention record fragilise, comprenez invalide, le résultat du scrutin : 32 % (score du premier tour) divisés par 2 (le taux de participation), cela donne seulement 16 % des Français qui auraient voté pour les candidats d’Emmanuel Macron. Absurde calcul pour des prétendus démocrates : qui nie le résultat de la démocratie et la nie elle-même.
Jean-Cristophe Cambadélis déplore « une immense fatigue démocratique ». François Baroin se drape : « Le débat est indispensable, les Français veulent de la clarté. » Marine Le Pen se lance : « Est-ce que vous voyez la tête que va avoir cette Assemblée nationale ? Plus de 80 % de députés macronistes. On ne pourra pas donner de leçons à la Russie. » Jean-Luc Mélenchon délégitime : « Demain, la France, ça ne peut pas être cette majorité de circonstance qui aura crû comme un champignon après la pluie. »
Des élections champignons hallucinogènes ? Une élection poutinienne ? Une élection opaque ? Une élection de fatigue ? La classe politique française en réalité ne comprend toujours pas ce qui lui arrive. Le succès d’Emmanuel Macron est trop rapide pour être vrai. Trop « chamboule-tout », comme dit Laurent Fabius, pour être réel. C’est un historique hold-up, une grande mystification, une folle tromperie, bref forcément une atteinte à la démocratie.
La vérité est plus simple. Comme les personnages de bande dessinée qui vont au-delà de la falaise, la classe politique découvre le vide intellectuel sur lequel elle reposait. M. Cambadélis parle de fatigue, mais, oui, les Français sont fatigués d’un PS qui avoue benoîtement aujourd’hui qu’il lui faut « se repenser entièrement ». Il est bien temps. M. Baroin parle de « « clarté ». Mais où est la clarté de son parti sur l’Europe, sur le libéralisme, sur la mondialisation ? Les Républicains se disputent, divergent franchement, ils n’ont d’idées claires sur rien. Quant aux extrêmes, Emmanuel Macron leur a réglé leur compte lors du débat télévisé. Il a écrasé Marine Le Pen, dont le programme s’est avéré vide. Il en aurait été de même s’il avait dû affronter Jean-Luc Mélenchon, dont le chavisme est beau comme l’antique communisme mais fou comme lui.
De quelle pluralité parle-t-on ? Quelles idées mettez-vous en face de celles, travaillées depuis dix ans par Emmanuel Macron, accumulées dans les dizaines d’excellents rapports écrits depuis et qu’il a fait siens ? La classe politique française n’a, pour sa part, rien à dire de sérieux, d’étudié, de possible. Elle se limite au mieux à proposer, à chaque élection, trois prélèvements nouveaux et trois économies hésitantes. Seul François Fillon avait un programme « clair », pensé, libéral, de lutte contre « l’assistanat » qui paralyserait la France. François Baroin s’est empressé de le châtrer.
Soyons plus précis. Les quatre partis écrasés par La République En marche se divisent en deux camps : celui de l’impossible et celui du vide. L’impossible regroupe le Front national et La France insoumise. Les deux scrutins, présidentielle et législatives, démontrent que le vote en leur faveur reste un vote de protestation.
De rage pour le FN, de rêve pour LFI, mais c’est pareil. Les Français ont compris que rien dans leurs programmes respectifs n’est véritablement applicable, à commencer par la déterminante sortie de l’euro. Ils observent l’infernal casse-tête qu’est le Brexit. La preuve du faible crédit que leur accorde, au fond, leurs électeurs a été donnée au premier tour des législatives : l’abstention les a touchés en premier lieu. Ni Mme Le Pen ni M. Mélenchon n’ont d’idées pour sérieusement gouverner, le véritable champignon hallucinogène, c’est eux.
Le parti du vide est composé de LR et du PS. Le point de départ d’Emmanuel Macron vient du déchirement de ces partis sur toutes les grandes questions de l’heure, le fédéralisme européen, le libéralisme, le social, l’islam. Faute d’avoir tranché sur le fond, ils peinent à montrer une unité de façade et, en fait, ne songent qu’à la préservation des sièges. Les différends sont tels que l’issue de l’éclatement semble désormais inévitable. En Mozart du pied de biche qu’il est devenu, le président de la République s’y emploie.
Le vide vient d’un manque de travail sur tous ces sujets, mais aussi d’une fausse analyse fondamentale. Leurs différends internes se jouent à droite sur un « il faut être plus à droite » et à gauche sur le « il faut être plus à gauche ». Emmanuel Macron les prend de court par pur pragmatisme : qu’importe la couleur, il prend ce qui fonctionne. Il est pour la concurrence quand le marché est bien réglé, pour l’étatisme quand il l’est mal. Les commentateurs politiques s’y trompent quand ils décrivent un homme « ni gauche ni droite », alors qu’il est « et gauche et droite ». L’antique fracture de la politique n’est pas morte, au contraire, elle aura besoin de se renforcer pour redresser les excès du capitalisme.
Mais, pour l’heure, pour redresser la seule France en retard, le président en apporteur de solutions est l’homme de la situation. Et l’emballement pour En marche s’explique : le président rafle la mise auprès des classes supérieures et moyennes, qui attendaient exactement cela : du pragmatisme. Dans le même temps, les rageurs et les rêveurs, déçus par leurs candidats de l’impossible, s’abstiennent « pour voir ». La démocratie française fonctionne à merveille : elle a viré tous les « sans solutions ».
Les bordelais connaissent bien la barrière d’Ornano. Ils savent probablement qu’Alphonse d’Ornano fut Maréchal de France à la fin du XVI° siècle.
Mais peu de gens connaissent l’histoire poignante de sa mère, Vannina et de son père, Sampiero Corso, le fameux condottiere chargé par Henri II d’une mission auprès de Soliman le Magnifique et du Bey d’Alger (Alger, toujours !!!) puis qui se mua en combattant acharné tentant de chasser la République Génoise de l’île. Trop tôt et en vain.
Sampiero et Vannina étaient mari et femme. Sampiero fut son bourreau.
Sampiero laisse sa femme à Marseille, en lui donnant procuration pour gérer tous ses biens.
La république de Gênes, ennemie de Sampiero, tire parti de son absence : elle gagne à sa cause l’abbé Umbrone, précepteur des enfants, qui persuade Vannina de venir à Gênes afin d’obtenir la restitution des biens des Ornano, confisqués par la République.
Espérait-elle négocier à Gênes la grâce de son mari, dont la tête a été mise à prix ? On a également suggéré le désir d’échapper à son époux et accusé sa prodigalité et sa conduite légère. Ayant pris sa décision, elle règle alors ses affaires matérielles, emportant tout ce qu’elle peut et vendant tout ce qu’elle laisse. Elle s’embarque ensuite pour Gênes avec son fils cadet Antoine, l’abbé Umbrone et quelques serviteurs.
Sampiero ayant été instruit de cette trahison, il révoque la procuration donnée et ordonne qu’on se lance à sa poursuite. Celle-ci est rattrapée dans la baie d’Antibes. Enfermée dans le château d’Antibes, elle parvient à écrire une lettre aux sénateurs génois pour implorer secours, lettre qui achève de la perdre.
Transférée à Marseille, puis à Aix, elle embarrasse le Parlement d’Aix qui n’ose ni prolonger une détention qui lui semble arbitraire ni, en y mettant un terme, risquer de mécontenter un colonel au service du roi de France. Il adopte alors un compromis par lequel il lui rend l’administration de ses biens, mais lui interdit de quitter la ville.
Ce délai permet à Sampiero de revenir : arrivé à Aix, il demande au parlement qu’on lui rende son épouse, demande qui est accordée contre la promesse de ne pas la maltraiter et avec le consentement de celle-ci.
Le couple revient alors à Marseille : Sampiero lui fait rédiger son testament ce qui lui permet de recouvrer ses biens, dont il a besoin pour financer l’expédition qu’il projette en Corse, puis l’étrangle. Il lui aurait déclaré que la faute qu’elle a commise mérite la mort et de se préparer à mourir. Sans se plaindre, Vannina lui aurait demandé comme seule grâce la consolation d’expirer par les mains de son mari. Celui-ci, le chapeau à la main, lui aurait demandé pardon, et agenouillé, après l’avoir embrassée, lui aurait passé un linge autour du cou avant de l’étrangler.
Sampiero fait ensuite ensevelir sa femme en grande pompe et prend le deuil. Le Parlement d’Aix n’ose sévir, et la Cour accueille froidement la nouvelle. La famille d’Ornano offre alors deux mille ducats d’or à qui ramènerait la tête du colonel, et Gênes quatre mille.
Ces évènements n’empêchent pas Catherine de Médicis de lui confier la tête d’une nouvelle expédition en Corse, où il débarque en 1564. C’est là qu’il tombe en 1567 à dans une embuscade organisée par des mercenaires corses au service de Gênes, parmi lesquels trois cousins de sa femme.
Son fils Alphonse reprend à sa mort le nom de sa mère. Il deviendra Maréchal de France.
Voici la magnifique chanson de VOCE VENTU qui rend hommage à ce drame historique et familial.
Vi vogliu cuntà fanduna
Di l’anu sissantrè
Quandu u ventu di sfurtuna
Si cansed’à u so pare,
È ancu in casa reale
Suminedi timpurale.
Girat’avia Arabia
Circataghjentu l’aiutu,
Da Alger a Tunisia
Senza teme lu rifiutu
Si n’hè vultatu in battellu
Samperu lu culinellu.
S’era lasciat’à Vannina
In casa cù li figlioli,
Dui belli ghjuvanotti
Di famiglia li maglioli
Tutti sott’à prutezzione
Di u sgio curat’Umbrone.
Navighend’a ventu in poppa
E à imbastu trattatu
Pensav’à rientre in casa
Da viaghju faticatu
Quandu ghjunsi a bunfulata
Chi a moglia avia mancatu.
Je vais vous raconter l’histoire
De l’an soixante trois
Quand le vent d’infortune
Décida de faire halte
Jusqu’en la maison royale
Il sema la tempête.
Il avait traversé l’Arabie
Quémandant de l’aide
D’Alger en Tunisie
Sans craidre le refus
Il s’en revenait en bateau
Samperu le colonel.
Il avait laissé Vannina
A la maison avec les enfants
Deux beaux jeunes hommes,
Soutien de famille,
Tous sous la protection
De l’abbé Umbrone.
Naviguant vent en poupe
Et toutes voiles dehors,
Il pensait rentrer chez lui
Fatigué par le voyage,
Que lui parvint la nouvelle
Que sa femme l’avait trahi.
Je le disais dans mon précédent post, j’écoutais la chanson Baia de I Muvrini dans le ferry me ramenant d’Alger vers Marseille. En tendant l’oreille et, malgré un Casanis, une Pietra et une Réserve du Président rosé (j’emm…. mon traitement), je traduis quelques mots : il est question de rapatriés, de femme kabyle déracinée…
De retour à Bordeaux, je retrouve le titre et je vous le livre. C’est émouvant. Le MP3 est en fin de page.
Sessanta dui
sì ghjunta quì
una valisgia
è pocu à dì
Tù d’algeria
venie à fà
u viaghjone
di chì ne sà.
Una altra casa, una altra vita da inventà,
una famiglia, un focu accesu è un campà,
una ferita, un spusaliziu da scurdà
issu figliulucciu ch’è tù lasciasti quale.
Eranu corsi
fughjiti sì da quella notte
voltati quì.
Eranu corsi è fecenu lu so pudè
da mare quindi si purtedinu ancù à tè.
A mio surella d’alterità
da Kabilia, à mare in qua
Ci hè qualchissia
chì saperà
à qualchi d’unu
devi manca
L’amore umanu
Dici l’aghju trovu sì
sò paisana cum’è tè ti piace à dì.
Mi parli corsu pè ringrazià
l’omu di quì
ghjè u to sole
ghjè u to sole
chì và così.
Un zitellucciu dice o Minnà
trovami tù veni à ghjucà
Un zitellucciu dice o Minnà
a conta ellu
a conta ellu a verità.
A mio surella d’alterità
a sola stella chì durarà
a sola stella
a sola risposta chì và
u solu libru
a sola pagina à stampa.
A sola fine a sola lettera à mandà
ghjè u dolce amore
ghjè u dolce amore
ghjè u dolce amore
dì tè Baià
Quand tu es arrivée
ici en soixante-deux
ton sac était léger
et tu parlais si peu
du pays d’Algérie
de ce trajet si long
à venir jusqu’ici
Tu en sais les raisons :
un autre toit, une autre vie à inventer
pour une famille, pour un destin, un feu allumé
une blessure, un mariage à oublier
et cet enfant là-bas qu’il te fallut laisser
Ils étaient Corses
qui s’en revenaient de cette nuit d’où ils fuyaient.
Ils étaient Corses,
faisaient de leur mieux, te ramenant jusque chez eux.
Ma grande sœur d’altérité,
de Kabylie, à nos côtés,
il y a bien quelqu’un
quelqu’un qui sait
quelqu’un à qui
tu dois manquer,
l’amour de l’humain.
Tu le dis si bien :
«Donc je vous ai trouvé ici,
je suis Paysanne aussi…».
Tu parles corse pour dire merci.
C’est ton soleil qui va ainsi.
Un petit enfant t’appelle «Minnà»,
«viens me trouver», «viens t’amuser».
Un petit enfant t’appelle «Minnà»,
c’est lui qui dit
c’est lui qui dit la vérité.
Ma grande sœur d’altérité,
la seule étoile qui peut durer,
la seule étoile
la seule réponse à méditer,
le seul livre,
la seule page à imprimer,
la seule fin,
la seule lettre à envoyer.
C’est cet amour,
ce seul amour,
ce doux amour
de la Corse et de toi,
c’est cet amour,
ce seul amour,
ce doux amour
de toi Baià.
(l’introduction est un peu longue, 1 mn avant les paroles)
Je vous laisse apprécier la force du témoignage de ces corses qui étaient pour certains depuis 2 ou 3 siècles en Algérie (il y a même eu un Bey corse – Hassan Corso – et une famille très influente, les Lenche, avant la colonisation). Ils ont émigré de Corse depuis des siècles pour fuir une terre pauvre. Contrairement aux français, ils n’ont pas hésité à « faire souche » en se mariant avec des autochtones, vietnamiennes, sénégalaises, algériennes… La société coloniale bien-pensante les considérait à part parce que « métissés ». Leurs enfants étaient ostracisés. « Tête de canard et cul de poulet ».
A l’indépendance, ces corses sont donc partis avec bagages, femmes et enfants, congaï, canards et poulets… Cette chanson parle de cette femme déracinée, Baia.
By Antoine | Non classé
Le ferry m’a ramené d’Algérie le 14 juin dernier.
Je me suis dit in peto que, franchement, ma vie ressemble à une reconstitution historique, car après avoir « fait l’Indohine » puis « fait l’Algérie », me voilà tels les rapatriés pieds-noirs qui quittèrent leur terre natale en 1962 avec une valise ou deux et plein de souvenirs à ressasser éternellement.
Je me dis que l’Histoire de France fut plus sereine depuis lors. Ah, si ! Il y a eu les 30 glorieuses et je veux connaître cela moi-aussi. Moi qui suis né en 1973 avec la crise.
Alors, après les 30 glorieuses (45-75), les 40 piteuses (75-2015) on espère le prochain cycle, the way up !
J’écoutais à bord une chanson corse (et sirotais une Pietra à la chataîgne) : Baia (voir prochain article).
Parenthèse : le ferry Méditerranée était de la Corsica Linea ! Quelle fierté de voir le navire nustrale faire sa manœuvre dans le port d’Alger, avec sa tête de maure tranchée, peinte sur la coque en 10 mètres par 10 ! Quelle ironie de l’Histoire ! Sait-on si les algériens connaissent cet emblème, symbole remontant à la couronne d’Aragon en souvenir de la fameuse bataille de Lépante où les Rois Catholiques ont entamé la Reconquista de la péninsule ibérique occupée par les musulmans depuis le VIII° siècle ? La Corse s’est placée de manière éphémère sous la protection du Roi d’Aragon (sous Charles Quint) pour affaiblir la République de Gènes. Elle a adopté à cette époque « a bandera a testa mora« , le drapeau à tête de maure.
La Sardaigne a fait de même mais avec les 4 têtes de maures (les 4 rois arabes battus à Alcoraz), histoire de mieux faire passer le message.
Fallait oser. De nos jours, la bien-pensance ambiante interdirait toute représentation ostracisante d’un basané, d’un infidèle, d’un mort. Déjà qu’on ne peut même plus montrer les images d’une personne arrêtée par la police… Alors imaginez : ce drapeau est l’équivalent aujourd’hui de l’image d’un noir, musulman (pardon : de confession minoritaire), victime, abattu par les forces de l’ordre !
Ahhhh, c’est pour ça que la Collectivité Territoriale de Corse vient de créer son nouveau logo, très aseptisé !… Jugez plutôt : on dirait une femme, blanche, avec un bandana dans l’esprit d’un bonnet phrygien. Bref une belle Marianne bien de chez nous.
Bon, je vais refermer la parenthèse du bateau corse. Je m’emporte…
Quelques photos pour clore le débat et étayer le propos :
Le lendemain matin, j’ouvre les rideaux de ma cabine pour voir nous arriver droit dessus deux navires de la marine nationale pour se placer de part et d’autre du ferry. Je bondis sur le pont et là, l’équipage m’interdit de monter sur le pont supérieur. Je redescends au pont 7 pour voir arriver en rase-motte (en rase-vague) un hélicoptère qui se place à notre verticale pour faire descendre au bout d’un filin des hommes du GIGN, Famas au poing.
Euh… M’enfin ? J’ai pourtant par rapport de hachich dans ma voiture, j’vous jure ! A moins que ce soit un excité qui menace de faire péter le bateau. Avec 99% de passagers musulmans à bord ? Nan, pas logique non plus. En cogitant, je me dis que s’il y avait eu un danger, une alarme ou une annonce nous aurait sommés de nous barricader, de nous cacher, d’écluser le stock de Pietra dans la réserve…
Je suis allé voir un officier qui m’a rassuré : « c’est un exercice mais on n’a pas le droit de le dire ». La routine quoi. Un mec du GIGN plastronné comme Robocop m’a fait un très cordial salut républicain alors que je débarquais la Coccinelle sur le port de Marseille. LA FRANCE, enfin !
Ah, je ris de voir l’Angleterre si blême en ce miroir !
L’issue du vote britannique renvoie à Theresa May une image bien écornée. On ne tire pas sur une ambulance ? Eh bien si ! Tout autant que le Royaume-Uni n’a cessé de tirer à boulets rouges sur l’Europe dès sa naissance.
Un des résultats des législatives que la presse ne relaie presque pas, c’est le score du parti UKIP aux législatives : zéro siège !
The Spectator est allé plus loin en osant affirmer que « Theresa May a la chaleur, l’humour, l’agilité oratoire et le charme d’un congélateur Indesit mal branché, rempli de crêpes Findus en état de décomposition ».
Yummy !
Le climato-scepticisme que nous connaissons en France et en Europe n’a rien à voir avec celui du monde anglo-saxon, qui est beaucoup plus virulent, beaucoup mieux organisé et surtout extrêmement politisé, voire idéologisé », note le climatologue et membre de l’Académie des sciences Hervé Le Treut. L’an dernier, un sondage réalisé aux Etats-Unis par le Pew Research Center avait révélé que 80 % des sondés s’affichant comme démocrates reconnaissaient l’origine anthropique du changement climatique actuel, contre seulement 10 % des républicains.
Comme le créationnisme, avec lequel il partage certains traits, le climato-scepticisme ne rencontre pourtant plus aucun écho dans la communauté scientifique directement concernée, celle des climatologues. En 2013, une méta-étude publiée dans les « Environmental Research Letters » a passé au crible près de 12 000 résumés de recherches menées par plus de 29 000 chercheurs entre 1991 et 2011. Résultat : parmi les 3 896 articles qui prenaient position sur les causes du réchauffement climatique des cinquante dernières années, 97,1 % appuyaient le consensus selon lequel celui-ci était dû à l’activité humaine.
Trump : tais toi, t’as tort.
Ferrand, pas encore Maréchal !
A propos de la pseudo affaire Ferrand.
Les gens aiment tacher, maculer les autres. Cela les rassure. Il se sentent plus vertueux, redresseurs de torts. Ces commentateurs habituels n’ont pas encore compris qu’on ne peut pas mettre à égalité la sphère publique (le bien public) et la sphère privée (la recherche du profit). Dans cette « histoire de bail commercial », il n’y a eu aucun appauvrissement des Mutuelles de Bretagne. Décision transparente, jugée légale jusqu’à preuve du contraire, collégiale et respectueuse des procédures internes.
Non, ce qui gène certains c’est que l’épouse se soit enrichie !!! Malheur, quel gros mot ! Les français ont un vrai problème avec l’argent. La jalousie.