Monthly Archives: mai 2019

Mai 25

Speechless…

By Antoine | Politique

Les adieux déchirants de Theresa May. Sa pugnacité l’abandonne dans ses derniers mots.

Capture d’écran 2019-05-24 à 23.31.01

Lien

J’aurais honte d’être britannique ou plutôt anglais et d’être représenté par ce piètre parlement.

« Messieurs les anglais, tirez vous les premiers ! »

Mai 24

Prendre de la hauteur

By Antoine | Humeur

Thanks God it’s Friday !

Notre petite équipe Consulting Sud-Ouest sait prendre le temps de vivre. Le temps d’un vendredi…

Déjeuner grandiose à l’Hôtel Ha(a)ïtza du Pyla : huitres grillées, bisque de crabe vert, pointes d’asperges et txistorras (petites saucisses basques épicées) puis un très Saint Pierre sur un Domaine d’Ot.

Pour rester à ce haut niveau du bon gout, nous n’avions pas d’autre choix que de prendre l’hélicoptère pour survoler le banc d’Arguin, les passes, les cabanes tchanquées, les lacs de Cazaux et de Biscarosse…

IMG_3545

IMG_3556

IMG_3565

IMG_3562

 

Pour conclure, je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous l’hymne du Pays Basque, la Peña Baiona (vino griego). Mais, mais, mais ! Le lecteur objectera que la Gironde et la cote landaise ne sont pas au Pays Basque… Certes ! Mais les  connaisseurs relèveront que l’hotel Ha(a)ïtza appartient à des basques. ET puis j’avais envie d’écouter une musique de fête !

Mai 18

Romance sonámbulo

By Antoine | Poésie

Hommage à Federico Garcia Lorca

Verde que te quiero verde.
Verde viento. Verdes ramas.
El barco sobre la mar
y el caballo en la montaña.
Con la sombra en la cintura
ella sueña en su baranda,
verde carne, pelo verde,
con ojos de fría plata.
Verde que te quiero verde.
Bajo la luna gitana,
las cosas le están mirando
y ella no puede mirarlas.

              *

Verde que te quiero verde.
Grandes estrellas de escarcha,
vienen con el pez de sombra
que abre el camino del alba.
La higuera frota su viento
con la lija de sus ramas,
y el monte, gato garduño,
eriza sus pitas agrias.
¿Pero quién vendrá? ¿Y por dónde…?
Ella sigue en su baranda,
verde carne, pelo verde,
soñando en la mar amarga.

              *

Compadre, quiero cambiar
mi caballo por su casa,
mi montura por su espejo,
mi cuchillo por su manta.
Compadre, vengo sangrando,
desde los montes de Cabra.
Si yo pudiera, mocito,
ese trato se cerraba.
Pero yo ya no soy yo,
ni mi casa es ya mi casa.
Compadre, quiero morir
decentemente en mi cama.
De acero, si puede ser,
con las sábanas de holanda.
¿No ves la herida que tengo
desde el pecho a la garganta?
Trescientas rosas morenas
lleva tu pechera blanca.
Tu sangre rezuma y huele
alrededor de tu faja.
Pero yo ya no soy yo,
ni mi casa es ya mi casa.
Dejadme subir al menos
hasta las altas barandas,
dejadme subir, dejadme,
hasta las verdes barandas.
Barandales de la luna
por donde retumba el agua.

              *

Ya suben los dos compadres
hacia las altas barandas.
Dejando un rastro de sangre.
Dejando un rastro de lágrimas.
Temblaban en los tejados
farolillos de hojalata.
Mil panderos de cristal,
herían la madrugada.

              *

Verde que te quiero verde,
verde viento, verdes ramas.
Los dos compadres subieron.
El largo viento, dejaba
en la boca un raro gusto
de hiel, de menta y de albahaca.
¡Compadre! ¿Dónde está, dime?
¿Dónde está mi niña amarga?
¡Cuántas veces te esperó!
¡Cuántas veces te esperara,
cara fresca, negro pelo,
en esta verde baranda!

              *

Sobre el rostro del aljibe
se mecía la gitana.
Verde carne, pelo verde,
con ojos de fría plata.
Un carámbano de luna
la sostiene sobre el agua.
La noche su puso íntima
como una pequeña plaza.
Guardias civiles borrachos,
en la puerta golpeaban.
Verde que te quiero verde.
Verde viento. Verdes ramas.
El barco sobre la mar.
Y el caballo en la montaña.

Mai 08

Ponte Novu, il y a 250 ans

By Antoine | Histoire

Le 8 mai 1769, la bataille de Ponte Novu marquait la fin des 14 années d’indépendance éphémère de la Corse. Le général et père de la nation Corse, Pasquale Paoli, perdait le combat face à 22 000 grenadiers du comte de Vaux. Louis XV pouvait prendre possession de cette ile achetée aux génois en compensation de la dette de ceux-ci…

Cela fait 250 ans que les corses commémorent leur rêve évaporé.

Sauf que… ce rêve se vit ailleurs !

Les grands penseurs et philosophes de l’époque et d’aujourd’hui sont unanimes pour reconnaitre que Paoli fut l’un des principaux inspirateurs du projet d’indépendance et de la constitution nord-américaines. En 1755, la Corse fut le premier régime de l’histoire à se doter d’une constitution la plus droit-de-l’hommiste possible: suffrage universel, droit de vote pour les femmes, séparation des pouvoirs, université libre, bourses d’études au mérite…

Une chanson très émouvante de VOCE VENTU vient raviver ce souvenir. Elle est étroitement inspirée d’une lettre du très jeune Napoléon Bonaparte (le 12 juin 1789) adressée à Paoli, alors parti en exil à Londres, dans laquelle il lui témoigne son admiration. Napoléon naquit le 15 aout 1769, quelques jours après la bataille de Ponte Novu.

Ne fut-il pas l’incarnation de la revanche de la Corse ? Respect.

Je partage avec vous la lecture de sa lettre puis le titre O GENERALE dont vous trouverez les paroles plus bas dans ce post.

Chì alba fù, chì alba era ?
Una nazione o una guerra ?
Chì fù stu maghju veranu neru
A sanguiniccia sott’a bandera.

À mezu à lagni eppo sciagura
Cusì sò natu in terra sdrutta.
Da la putenza senza primura
Privu di noi di u nostru fruttu.

O Generale, O patria disfatta d’ùn avè
a forza è l’arme d’un indegnu vulè.
Cù Ponte Novu aghju vint’anni
È u so frombu mi sarà
O Generale avà un dolu è un spirà.

Cù la cuscenza è lu tramannu,
Contr’à i sbiri è lu guvernu.
U vogliu palisà l’ingannu
Chì misse u populu à caternu.
A verità a vogliu scrive,
Datemi capu O gran Pasquale
Da fallu degnu è fallu vive
Di tutti i Corsi l’ideale.
O Generale, O patria rapita in lu vulè
dà forza à l’arme di lumi è di sapè.
Cù Ponte Novu aghju vint’anni
È u so cantu mi darà.
O Generale avà un scopu è un campà
Ne vogliu esse O Generale
Di u putere la contraparte
Di u rinnovu lu mutale.
Napuleone Bonaparte

Traduction :

Que fut cette aube, qu’était cette aube ?
Une nation ou une guerre ?
Que fut ce mois de mai, ce printemps noir ?
La boucherie sous la bannière
Au milieu des pleurs et des malheurs.

Ainsi je naquis en une terre ravagée
Par la puissance sans scrupule.
Ainsi privé de nous, de notre fruit
O Général, O Patrie défaite de n’avoir pas eu
La force et les armes de l’indigne pouvoir.
Comme Ponte Novu, j’ai vingt ans
Et son souvenir me sera
O Genéral, désormais autant
un deuil qu’une revanche.

Avec la conscience et le tourment
Contre le pouvoir et ses soldats
Je veux dénoncer l’imposture
Qui mit notre peuple aux abois.

La vérité je veux l’écrire
Ecoutez-moi O Grand Pascal
De lui rendre sa dignité, et la faire vivre
En tous les corses, un idéal.

O Général, O Patrie dérobée à l’esprit,
Renforce les armes de lumière et de savoir.
Comme Ponte Novu, j’ai vingt ans
Et son souvenir donnera
O Général, désormais, un sens à mon existence.
Je veux être, O Général,
Du pouvoir le contrepoids
Le porteur du renouveau.
Napoleon Bonaparte