Monthly Archives: mars 2020

Mar 21

Wei ji

By Antoine | Humeur

Du risque nait l’opportunité du changement !

Le chinois (et le japonais aussi je crois) utilise deux idéogrammes pour évoquer la crise : « danger » (wei) et « opportunité » (ji).

En risk management, on nous apprend le B-A.BA : tout risque constitue également une opportunité. Et Nietzsche ne disait rien d’autre en affirmant, le menton bien haut, que « ce qui ne me détruit pas me rend plus fort ».

Le « ji » exprime plus exactement un point de basculement, une opportunité d’évolution, un besoin de changement. De la crise nait le courage ; du courage la décision ; de la décision le changement.

La « crise de la quarantaine » que nous traversons doit donc être perçue comme le début de quelque chose de nouveau, la fin nécessaire d’un ancien monde qui, en cent ans à peine, a mis la terre et les terriens à genoux. Nous étions devenus fous, prédateurs, suicidaires. Une large partie d’entre nous sentait que nous faisions fausse route, que notre vie manquait de sens. La collapsologie commençait à dépasser l’effet de mode pour devenir une science. Je l’ai abordée depuis un an et, sans le dire pour ne pas passer pour un hurluberlu, j’y ai cru.

La vérité statistique et la rigueur mathématique nous prouvent que notre croissance effrénée a dépassé la capacité de production et de régénération de notre planète. Mais l’argent, comme un puissant anesthésiant ou une drogue dure, nous empêchait de voir la vérité en face.

Un miniscule virus, véhiculé par un étrange animal, le pangolin, ressemblant à « un mini tank habillé par Paco Rabane » (Sylvain Tesson) nous force aujourd’hui à nous mettre en marche. Après avoir fait demi-tour.

Mar 14

Covid-19 : le révélateur

By Antoine | Humeur

Le monde part en cacahuète…

Et tout a commencé par une minuscule chose de la taille de 50 nanomètres !

Petit mais costaud en tous cas le Covid-19. Ce qui me saute aux yeux, c’est que ce virus agit comme un révélateur de toutes les turpitudes, arrogances, suffisances et insuffisances de l’humanité.

Ainsi : il a mis en pleine lumière le coté le plus obscur du régime totalitaire chinois. Oncle Xi a beau avoir voulu faire taire les lanceurs d’alerte, nier, pérorer, enfermer les gens… Rien n’y fait : le virus lui a pété au visage, faisant fi de la censure.

Il est aussi une réponse cinglante de la nature dont la faune sauvage se fait dévorer par une population mal éduquée et sans respect, même pour les espèces en danger. Il est aussi la preuve de l’insalubrité de tant de villes où tout le monde crache par terre, chie dans les ruisseaux et vomit une pollution affolante.

Et on s’émerveille du taux de croissance de la Chine ?! Pour rien au monde je n’aimerais vivre parmi eux ! Une gigantesque prison à ciel ouvert.

Et en Occident ? Le virus révèle ici aussi l’incapacité de certains gouvernants, voire leur crasse intellectuelle. Ainsi, Trump qui n’a cessé ces 3 dernières années de réduire de 15 à 20% par an le budget de l’agence fédérale de lutte contre les épidémies. La dérégulation qui permet aux entreprises et aux employeurs de faire n’importe quoi. L’Appât du gain du monde anglo-saxon qui ne voit aucun problème à ce que 70% des salariés les moins bien payés n’aient droit à AUCUN congé maladie ! 27 millions d’américains sans AUCUNE protection sociale…

La crise sanitaire met en danger tant de gens. Peu lui importe : Trump préfère insulter les européens sur leur « mauvaise gestion » de l’épidémie. Cet homme me dégoute. Petit virus… ne pourrais-tu pas voleter jusqu’au 1600 Pennsylvania avenue à Washington. Un vieux con qui ne manque pas d’air mais qui nous le pompe allègrement mériterait bien une belle leçon d’humilité.

Quant aux pays émergents (ou imergeants comme l’Algérie), le virus révèle encore l’absence parfois totale de politique de santé publique. Leurs dirigeants, gérontocrates corrompus, sont le véritable virus de l’humanité.