Category Archives for "Poésie"

Mar 09

La poétesse et la foule

By Antoine | Poésie

On croit connaitre Marilyn Monroe et sa plastique parfaite. Mais sa richesse intérieure est plus touchante encor.

La poésie était son refuge. Son troisième mari, Arthur Miller, disait « Elle était un poète au coin de la rue essayant de réciter ses vers à une foule qui lui arrache ses vêtements ».

Et elle d’écrire dans ses confessions intimes, alors qu’elle était enfermée contre son gré quatre jours durant dans une pièce capitonnée d’un asile où sa psychologogue lui avait conseillé « du repos » : « Oh, les hommes sont en train d’aller sur la Lune, mais ils ne semblent pas s’intéresser aux battements du cœur humain. »

Août 14

U fratellu di Cismonte

By Antoine | Poésie , Souvenirs

U fratellu di Pumonti

Mon frère d’au-delà des monts. Je ne t’ai jamais rencontré et tu es ma part d’ombre, de mystère et d’inconnu. Comme un mazzeru, je te retrouve la nuit dans mes rêves dans lesquels nous égorgeons brebis et animaux faibles, hagards, frères et incontrôlables…

Lever de soleil. Je suis sans toi, lové dans une méchante couverture, accroupi sur le balcon branlant de la « maison du diable », à Ravanello, côte Est de la Corse. Matin de février. Le feu termine de rougeoyer dans le poêle Godin mais je suis dehors, sur le balcon, face à la mer que l’on appelle Tyrrhénienne. J’attends le lever de l‘astre, boule d’argent sur fond bleu acier de l’horizon marin, sur ce balcon de bois vermoulu, heureux de me savoir si maigre dans mes 16 ans. Je ne pèse pas lourd et les termites attendront plus gras que moi pour nous faire nous effondrer.

Je pense à toi, mon frère inconnu qui habites au-delà des monts – di là da i monti – qui vis encore dans la nuit des signadore. Tu vis côte Ouest, vers Ajaccio. La région que j’ignore, que j’occulte. Le granit et ses sommets me séparent de toi. Les ombres et bosquets des jardins abandonnés des belles maisons d’américains te sont cabanes et villégiatures secrètes.

Tu regardes autant vers l’Ouest, l’Amérique, ses ors et ses squaws, que moi l’Est, l’Italie et ses femmes étrusques au ventre plat. Sò di qui. Sò di quà. So Santi. Da u campu santu à i monti.

Je remonte vers toi par les sentiers tracés dans le maquis par les bêtes sauvages, Tu en fais autant. Nous doublons les ruines des villages abandonnés. Les maisons éventrées exposent aux cieux leurs chapelles aux peintures d’oiseaux du paradis. L’odeur des clémentiniers en fleur le dispute à celle des pierres sèches et au lisier des cochons sauvages. Nous marchons l’un vers l’autre pour une rencontre au sommet.

Je m’abreuve à l’eau des torrents. Et plus je bois, plus une soif inextinguible me cheville au corps. Je vois des images sombres, des tripes, des vers de putréfaction, une soif animale d’assouvir la mort et de tuer. Plus je bois cette eau ensorcelée plus je presse le pas vers l’amont, vers la source. Et là, au creux d’une roche, faille intime dans la montagne, sort un jet puissant, une source pure. Sauf que dans ton premier bassin, un sanglier gît, mort depuis quelques lunes. Sa peau se détache par lambeaux et libère ses effluves dans l’eau que j’ai bue avidement. Mes pulsions de mort ont trouvé leur source. Je vomis et je rends grâce à la vie qui cherche toujours le chemin de sa continuation.

Voici le sommet de la montagne. La crête se détache sur le ciel si bleu pâle qu’il en est presque blanc. La croix de fer forgé se détache clairement. Hommage des hommes. Paratonnerre recevant humblement la foudre de la colère divine. Je la touche. Le fer rouillé crisse sous mes doigts. Je sens Dieu sous mes phalanges. Il me parle, me comprend et me pardonne de mes pêchés. Et au-delà de mes yeux entre-ouverts, je vois la vallée descendant raide vers le golfe du Lion. Tu es en bas, tu regardes vers moi.

Tu attends de me raconter la vie de la ville impériale. Je ne sais rien d’elle. Le musée Fesch, la place du diamant, le port Tino Rossi… Moi je me sens génois. Toi, tu as vécu sous le règne de Sgio féodaux : les Cinarca, les d’Ornano et autres Pozzo di Borgo. Par moments je ne te comprends pas. Moi, qui ai grandi dans la douceur du Magnifique Office de Saint George. La République de Gênes a forgé mon destin et ma culture. Paroles, paroles, paroles… Tes mots tendres se posent sur ma bouche, mais jamais sur mon cœur.

Mon frère, je descend en courant la montagne vers toi. Et nous serons bientôt réunis.

Juin 08

Ainsi parlait Marguerite

By Antoine | Poésie

La modestie est une vertu qui se perd

8 juin 1903 : naissance de Marguerite Yourcenar, femme de lettres et membre de l’Académie française 

«Quand je considère ma vie, je suis épouvanté de la trouver informe. L’existence des héros, celle qu’on nous raconte, est simple : elle va droit au but comme une flèche. Et la plupart des hommes aiment à résumer leur vie dans une formule, parfois dans une vanterie ou dans une plainte, presque toujours dans une récrimination ; leur mémoire leur fabrique complaisamment une existence explicable et claire. Ma vie a des contours moins fermes. Comme il arrive souvent, c’est ce que je n’ai pas été, peut-être, qui la définit avec plus de justesse : bon soldat, mais point grand homme de guerre, amateur d’art, mais point cet artiste que Néron crut être à sa mort, capable de crimes, mais point chargé de crimes. Il m’arrive de penser que les grands hommes se caractérisent justement par leur position extrême, où leur héroïsme est de se tenir toute la vie. Ils sont nos pôles, ou nos antipodes. J’ai occupé toutes les positions extrêmes tour à tour, mais je ne m’y suis pas tenu ; la vie m’en a toujours fait glisser. Et cependant, je ne puis pas non plus, comme un laboureur ou un portefaix vertueux, me vanter d’une existence située au centre.

Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J’y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d’instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l’inévitable ; partout, les éboulements du hasard. Je m’efforce de reparcourir ma vie pour y trouver un plan, y suivre une veine de plomb ou d’or, ou l’écoulement d’une rivière souterraine, mais ce plan tout factice n’est qu’un trompe-l’œil du souvenir. De temps en temps, dans une rencontre, un présage, une suite définie d’événements, je crois reconnaître une fatalité, mais trop de routes ne mènent nulle part, trop de sommes ne s’additionnent pas ; je perçois bien dans cette diversité, dans ce désordre, la présence d’une personne, mais sa forme semble presque toujours tracée par la pression des circonstances ; ses traits se brouillent comme une image reflétée sur l’eau. Je ne suis pas de ceux qui disent que leurs actions ne leur ressemblent pas. Il faut bien qu’elles le fassent, puisqu’elles sont ma seule mesure, et le seul moyen de me dessiner dans la mémoire des hommes, ou dans la mienne propre ; puisque c’est peut-être l’impossibilité de continuer à s’exprimer et à se modifier par l’action qui constitue la différence entre l’état de mort et celui de vivant. Mais il y a entre moi et ces actes dont je suis fait un hiatus indéfinissable.»

Mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar, 1951.

Nov 01

Sardines

By Antoine | Poésie

Petites sardines, priez pour nous !

Sardines à l’huile fine sans tête et sans arêtes.
Dans leur cercueil de fer blanc

plein d’huile au puant relent
marinent décapités
ces petits corps argentés
pareils aux guillotinés
là-bas au champ des navets !

Elles ont vu les mers, les
côtes grises de Thulé,
sous les brumes argentées
la Mer du Nord enchantée…

Maintenant dans le fer-blanc
et l’huile au puant relent
de toxiques restaurants
les servent à leurs clients !

Mais loin derrière la nue
leur pauvre âmette ingénue
dit sa muette chanson
au Paradis-des-poissons,

une mer fraîche et lunaire
pâle comme un poitrinaire,
la Mer de Sérénité
aux longs reflets argentés

où durant l’éternité,
sans plus craindre jamais les
cormorans et les filets,
après leur mort nageront
tous les bons petits poissons !…


Sans voix, sans mains, sans genoux*
sardines, priez pour nous!…

*Tout ce qu’il faut pour prier. (Note de l’auteur)

in : La Négresse blonde, George Fourest, 1909

Août 12

Le vert paradis des amours enfantines

By Antoine | Poésie

Les choses tristes et errantes

Frédéric Mitterrand a interviewé cette semaine sur LCP notre ancien Président VGE pour en faire jaillir ses mémoires. L’entretien est certainement passé inaperçu au beau milieu des variétés et autres amusements légers, si légers, dispensés par la télévision française à une population en pleines vacances (vacance intellectuelle).

VGE a achevé l’exercice sur une note très personnelle avec une récitation de mémoire qui, manifestement, l’a profondément ému, du poème Moesta et errabunda de Baudelaire (les Fleurs du Mal, 1857) :

« (…) Comme vous êtes loin, paradis parfumé,
Où sous un clair azur tout n’est qu’amour et joie,
Où tout ce que l’on aime est digne d’être aimé,
Où dans la volupté pure le cœur se noie!
Comme vous êtes loin, paradis parfumé!

Mais le vert paradis des amours enfantines,
Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,
Les violons vibrant, derrière les collines,
Avec les brocs (le vins, le soir, dans les bosquets,
Mais le vert paradis des Amours enfantines,

L’innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,
Est-il déjà plus loin que l’Inde et que la Chine?
Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs,
Et l’animer encor d’une voix argentine,
L’innocent paradis plein de plaisirs furtifs? »

Mai 18

Romance sonámbulo

By Antoine | Poésie

Hommage à Federico Garcia Lorca

Verde que te quiero verde.
Verde viento. Verdes ramas.
El barco sobre la mar
y el caballo en la montaña.
Con la sombra en la cintura
ella sueña en su baranda,
verde carne, pelo verde,
con ojos de fría plata.
Verde que te quiero verde.
Bajo la luna gitana,
las cosas le están mirando
y ella no puede mirarlas.

              *

Verde que te quiero verde.
Grandes estrellas de escarcha,
vienen con el pez de sombra
que abre el camino del alba.
La higuera frota su viento
con la lija de sus ramas,
y el monte, gato garduño,
eriza sus pitas agrias.
¿Pero quién vendrá? ¿Y por dónde…?
Ella sigue en su baranda,
verde carne, pelo verde,
soñando en la mar amarga.

              *

Compadre, quiero cambiar
mi caballo por su casa,
mi montura por su espejo,
mi cuchillo por su manta.
Compadre, vengo sangrando,
desde los montes de Cabra.
Si yo pudiera, mocito,
ese trato se cerraba.
Pero yo ya no soy yo,
ni mi casa es ya mi casa.
Compadre, quiero morir
decentemente en mi cama.
De acero, si puede ser,
con las sábanas de holanda.
¿No ves la herida que tengo
desde el pecho a la garganta?
Trescientas rosas morenas
lleva tu pechera blanca.
Tu sangre rezuma y huele
alrededor de tu faja.
Pero yo ya no soy yo,
ni mi casa es ya mi casa.
Dejadme subir al menos
hasta las altas barandas,
dejadme subir, dejadme,
hasta las verdes barandas.
Barandales de la luna
por donde retumba el agua.

              *

Ya suben los dos compadres
hacia las altas barandas.
Dejando un rastro de sangre.
Dejando un rastro de lágrimas.
Temblaban en los tejados
farolillos de hojalata.
Mil panderos de cristal,
herían la madrugada.

              *

Verde que te quiero verde,
verde viento, verdes ramas.
Los dos compadres subieron.
El largo viento, dejaba
en la boca un raro gusto
de hiel, de menta y de albahaca.
¡Compadre! ¿Dónde está, dime?
¿Dónde está mi niña amarga?
¡Cuántas veces te esperó!
¡Cuántas veces te esperara,
cara fresca, negro pelo,
en esta verde baranda!

              *

Sobre el rostro del aljibe
se mecía la gitana.
Verde carne, pelo verde,
con ojos de fría plata.
Un carámbano de luna
la sostiene sobre el agua.
La noche su puso íntima
como una pequeña plaza.
Guardias civiles borrachos,
en la puerta golpeaban.
Verde que te quiero verde.
Verde viento. Verdes ramas.
El barco sobre la mar.
Y el caballo en la montaña.

Fév 03

Enfin le royaume

By Antoine | Poésie

François Cheng

« Ne quémande rien. N’attends pas

D’être un jour payé de retour.

Ce que tu donnes trace une voie

Te menant plus loin que tes pas. »

 

Oct 18

Mères…

By Antoine | Poésie

Albert Cohen, écrivain suisse, savait rendre hommage

 

«Je vous salue, mères qui pensez à nous sans cesse et jusque dans vos sommeils,

mères qui pardonnez toujours et caressez nos fronts de vos mains flétries,

mères qui nous attendez,

mères qui êtes toujours à la fenêtre pour nous regarder partir,

mères qui nous trouvez incomparables et uniques,

mères qui ne vous lassez jamais de nous servir et de nous couvrir et de nous border au lit même si nous avons quarante ans, qui ne nous aimez pas moins si nous sommes laids, ratés, avilis, faibles ou lâches, mères qui parfois me faites croire en Dieu.»

Juin 17

Baia

By Antoine | Poésie

Une chanson de circonstance

Je le disais dans mon précédent post, j’écoutais la chanson Baia de I Muvrini dans le ferry me ramenant d’Alger vers Marseille. En tendant l’oreille et, malgré un Casanis, une Pietra et une Réserve du Président rosé (j’emm…. mon traitement), je traduis quelques mots : il est question de rapatriés, de femme kabyle déracinée…

De retour à Bordeaux, je retrouve le titre et je vous le livre. C’est émouvant. Le MP3 est en fin de page.

Sessanta dui
sì ghjunta quì
una valisgia
è pocu à dì
Tù d’algeria
venie à fà
u viaghjone
di chì ne sà.

Una altra casa, una altra vita da inventà,
una famiglia, un focu accesu è un campà,
una ferita, un spusaliziu da scurdà
issu figliulucciu ch’è tù lasciasti quale.

Eranu corsi
fughjiti sì da quella notte
voltati quì.
Eranu corsi è fecenu lu so pudè
da mare quindi si purtedinu ancù à tè.

A mio surella d’alterità
da Kabilia, à mare in qua
Ci hè qualchissia
chì saperà
à qualchi d’unu
devi manca
L’amore umanu

Dici l’aghju trovu sì
sò paisana cum’è tè ti piace à dì.
Mi parli corsu pè ringrazià
l’omu di quì
ghjè u to sole
ghjè u to sole
chì và così.

Un zitellucciu dice o Minnà
trovami tù veni à ghjucà
Un zitellucciu dice o Minnà
a conta ellu
a conta ellu a verità.

A mio surella d’alterità
a sola stella chì durarà
a sola stella
a sola risposta chì và
u solu libru
a sola pagina à stampa.

A sola fine a sola lettera à mandà
ghjè u dolce amore
ghjè u dolce amore
ghjè u dolce amore
dì tè Baià

Quand tu es arrivée
ici en soixante-deux
ton sac était léger
et tu parlais si peu
du pays d’Algérie
de ce trajet si long
à venir jusqu’ici

Tu en sais les raisons :
un autre toit, une autre vie à inventer
pour une famille, pour un destin, un feu allumé
une blessure, un mariage à oublier
et cet enfant là-bas qu’il te fallut laisser

Ils étaient Corses
qui s’en revenaient de cette nuit d’où ils fuyaient.
Ils étaient Corses,
faisaient de leur mieux, te ramenant jusque chez eux.

Ma grande sœur d’altérité,
de Kabylie, à nos côtés,
il y a bien quelqu’un
quelqu’un qui sait
quelqu’un à qui
tu dois manquer,
l’amour de l’humain.

Tu le dis si bien :
«Donc je vous ai trouvé ici,
je suis Paysanne aussi…».
Tu parles corse pour dire merci.
C’est ton soleil qui va ainsi.

Un petit enfant t’appelle «Minnà»,
«viens me trouver», «viens t’amuser».
Un petit enfant t’appelle «Minnà»,
c’est lui qui dit
c’est lui qui dit la vérité.

Ma grande sœur d’altérité,
la seule étoile qui peut durer,
la seule étoile
la seule réponse à méditer,
le seul livre,
la seule page à imprimer,
la seule fin,
la seule lettre à envoyer.

C’est cet amour,
ce seul amour,
ce doux amour
de la Corse et de toi,
c’est cet amour,
ce seul amour,
ce doux amour
de toi Baià.

(l’introduction est un peu longue, 1 mn avant les paroles)

Je vous laisse apprécier la force du témoignage de ces corses qui étaient pour certains depuis 2 ou 3 siècles en Algérie (il y a même eu un Bey corse – Hassan Corso – et une famille très influente, les Lenche, avant la colonisation). Ils ont émigré de Corse depuis des siècles pour fuir une terre pauvre. Contrairement aux français, ils n’ont pas hésité à « faire souche » en se mariant avec des autochtones, vietnamiennes, sénégalaises, algériennes… La société coloniale bien-pensante les considérait à part parce que « métissés ». Leurs enfants étaient ostracisés. « Tête de canard et cul de poulet ».

A l’indépendance, ces corses sont donc partis avec bagages, femmes et enfants, congaï, canards et poulets… Cette chanson parle de cette femme déracinée, Baia.

 

Fév 10

President Orange Monster

By Antoine | Poésie

Cette diatribe fut écrite la veille de la primaire US. Hélas, rien n’y fit.

Hey, Mister President, du moins pas à cette heure !

Demain matin, j’me lèverai d’étrange humeur.

Entre mon bol de lait et deux tartines de beurre

J’lirai la presse sur le descendant du pager.

 

Hésitant entre Google, Yahoo et Twitter,

Je consulterai le verdict des suffrageurs.

Et là, craignant déjà la stupeur, voire l’horreur,

Je respirerai un grand coup, ménageant mon coeur…

 

En une s’étalera la photo du vainqueur.

“Oh my God” comme on dit Outre-Atantique : Seigneur !

Qui a gagné, entre la cocue New Yorker

Et Donald, ce butor, cet affreux fourrageur ?

 

Ce gaffeur, hâbleur, jacteur, menteur, niqueur

Qui croit charmer les dames avec son majeur !

Triste Sieur, noceur à la moumoute sans pudeur

Et la laideur d’un videur, boxeur ou catcheur.

 

Américains pas si tranquilles, libérateurs,

Souvenez vous tous de 33 et du Führer !

Ne cherchez pas avec ce bateleur à vous faire peur.

Allez plutôt au zoo voir les singes hurleurs.

 

O électeurs, faites de lui un looser, un chômeur,

Un simple buveur de Budweiser (c’est un brasseur)

Filez lui un coup de Tazer ! Ouste, au broyeur !

Jetez le dans l’dumper et appelez l’éboueur !

 

Faites en sorte que ce 9th of November

Soit le jour fossoyeur de ce crâneur,

Agitateur amateur et sentant la sueur.

Make America Great Again : à bon entendeur !

Jan 27

Présidente du F-haine

By Antoine | Poésie

Poésie rédigée la veille des élections régionales de novembre 2015

« Marine, gueule de châtelaine

Mais vraie croquemitaine

De l’âme républicaine,

Je connais ton antienne :

 

Ta diatribe, ta fredaine,

D’élue antieuropéenne,

La Monnaie Souveraine…

Les idées viles que tu déchaines…

 

Tu en ponds dix à la douzaine !

L’actualité contemporaine

Cette soirée de novembre faustienne

Au Bataclan en bord de Seyne

 

Est pour ton parti une aubaine.

Des crétins barbus pleins de haine

Firent une éruption sur la scène

Et tuèrent tout l’monde à la chaine.

 

Loin, si loin de la guerre Syrienne,

Ces kalachnikof qu’ils dégainent

Rappellent que dans la Géhène

Y’a pas de plaisir, c’est notre peine !

 

Alors les sondages dans la s’maine,

La peur qui fiche tant la migraine,

Tous demandent « à quand la prochaine ».

Toi, jouant les Samaritaines,

 

Tu prends des mines de diocésaine.

Tout, pourvu que ton règne vienne !

Mais en amour, tu es une naine.

De ton prochain, tu t’en bats l’aine.

 

Pour toi, toutes ces âmes africaines,

Devraient être là-bas, à Cayenne,

Pour s’assurer qu’on les détienne

Loin de France métropolitaine.

 

Et pourquoi pas qu’on les enchaine !

J’en ai marre de cette vile rengaine

Plus malsaine qu’une attaque microbienne.

Révolution copernicienne !

 

Apprenons aux âmes si vilaines

Comme dit la sagesse tibétaine

Que l’homme n’est pas une mauvaise graine.

Rappelons dans les boites crâniennes

 

Que le concept de race aryenne

Fut un Waterloo (morne plaine) !

Votons tous Dimanche pour qu’advienne

L’élan de charité chrétienne

 

Ou cette force surhumaine,

Cet amour à la vertu saine,

Et que dans sa campagne lointaine

Reparte bredouille la chef FN. »

Jan 26

Président Folamour

By Antoine | Poésie , Politique

François Hollande dans les livres d’histoires (mais à quelle rubrique ?)

Suite de ma série littéraire inconvenante (pour le précédent épisode, j’ai préféré en crypter l’accès par mot de passe pour ne pas offenser publiquement notre hôte ; demandez le moi par mail).

Mais en France, la parole est libre et je ne vais pas me gêner :

« C’est lors d’un repas sous l’astre du JOUR

Entre poire et fromage, dans l’ARRIERE-COUR

De la villa d’amis du côté d’EL ACHOUR

Que m’est venu l’idée d’un DISCOURS

Sur les caciques d’un régime sans BRAVOURE.

 

Plutôt que sur le FLN faire un trait d’HUMOUR,

Ma femme me défie pour me prendre de COURS :

“Vise donc Hollande, président FOLAMOUR !

Et pour rendre plus ardu le CONCOURS

En n’utilisant que la terminaison en OUR…”

 

Comprenant bien ce point de NON RETOUR

Mais aussi l’impossible DEMI TOUR,

Je note dans ma tête quelques CALEMBOURS.

Je pars, telle une fusée à BAIKONOUR

Bigre ! Il me faut rimer comme AZNAVOUR !

 

A la question “qui diable donc il PINCE POUR ?”

Je devine très vite les premiers CONTOURS

De mes décasyllabes MISES A JOUR.

Revisitons Madame de POMPADOUR !

Rappel : dans toutes les cours, y’en a TOUJOURS.

 

Vous souvenez vous du titre GLAMOUR

Dans Closer, révélé au GRAND JOUR :

Hymen honteux ou simple BONNE BOURRE

Du président amoureux des P’TITS FOURS

Ou croissants apportés au POINT DU JOUR ?

 

Sur un Scooter aperçu à un CARREFOUR

Allant vers sa garçonnière rue SAINT FLOUR

Hollande, casqué et l’oeil sur le COMPTE-TOUR

Se croyant inconnu va faire sa COUR.

Crise de libido : vois comme il ACCOURE !

 

A-t-il bu un FILTRE D’AMOUR ?

Comment Trierweiler (cet avide VAUTOUR !)

ou Royale (la vraie noblesse de BASSE COUR)

N’ont-elles compris ces ALLERS-RETOURS ?

Et pourtant Mesdames : à chacune son TOUR !

 

Elles auraient dû prévoir ce DESAMOUR,

Humiliant en place publique sans TAMBOUR

Ni trompette celles qui se prennent un FOUR.

Aussi rances que du beurre de l’AVANT JOUR,

Il leur reste l’onanisme (mais ça rend SOURD) !

 

Quand bien même elles font la GUERRE DES 6 JOURS

On devine qu’il y’aura pas de KIPPOUR !

Elles menacent ou écrivent sans DETOUR

Cette blague des “Sans Dents” indigne du GONCOURS.

Elles veulent mettre le feu comme à ORADOUR !

 

Alors, qui est cette dame aux beaux ATOURS ?

On évoque une actrice sur le RETOUR.

Une femme dont la bouche sait dire “AMOUR”

Comme un banquier bave pour DUPONT D’NEMOURS…

Une favorite pour notre élu TROUBADOUR.

 

C’est vrai qu’il est un peu LOURD.

Mais y’en a qui aiment les REMBOURS !

Ses blagues sont certes celles d’un BALOURD

Faisant plus pitié qu’un enfant OUIGHOUR.

Qu’importe ! Ce mec se prend pour ROGER MOORE !

 

Nul ne cite le nom de celle dont il S’ENTOURE.

Nul pour contester ses frasques et MAMOURS

Car nul autre sait faire rimer POMME D’AMOUR

Et crise diplomatique au Sud DARFOUR.

Au Gouvernement, c’est lui le POIDS-LOURD !

 

Mister Président joue sur du VELOURS !

Entre deux Conseils des Ministres, il AJOURE

Son agenda, il repeint à l’Elysée le SEJOUR,

Il rentre de Londres où il devait voir le LABOUR

Et renonce à son voyage à JOHANNESBOURG.

 

A Brégançon, sans nul aux ALENTOURS

Va-s’y qu’il lui offre du Château LATOUR !

C’est mieux, c’est plus cher que du COLLIOURE

Et ça marie mieux les saveurs du TOPINAMBOUR

Et du bon fromage de ROCAMADOUR.

 

Là, dans leur fort, sorte de nid d’AMOUR,

Il la grimpe en danseuse comme au MERCANTOUR

(Enfin… seulement dans ses BONS JOURS…)

Pour le chef des Armées, plus rien n’a COURS :

Le chômage ? Le déficit ? Mon gars, tu te GOURRES…

 

Craignez bien le jugement du DERNIER JOUR !

Quand le Peuple vot’ra, ce s’ra sans RECOURS.

Nul ne vous sauvera, pas même POLICE SECOURS.

Comme Napoléon, l’issue des CENT-JOURS

Sera fatale à l’amant, mangeur de BOULGHOUR.