Un discours d’investiture pour l’Histoire
Laurent Fabius (bigre, si l’on m’avait dit qu’un jour je le citerai en exemple!) a su trouver les mots justes pour saluer la prise de fonctions d’Emmanuel Macron. Rompant avec le protocole pompeux, je pressens qu’une nouvelle ere commence, plus simple, conviviale et bienveillante.
Moi qui detestait les politiques, je me prends de passion. Je suis peut etre dans un etat second ?
Verbatim :
« Homme de notre temps, assurément vous l’êtes par vos choix, par votre formation, par votre parcours et jusqu’à votre état-civil », a déclaré le président du Conseil constitutionnel après avoir cité cette formule « qui prend son plein sens », a-t-il dit, de François-René de Chateaubriand: « Pour être l’homme de son pays, il faut être l’homme de son temps ».
« Désormais, par le choix souverain de notre peuple, vous êtes aussi et d’abord l’homme de notre pays, chargé de le représenter, partout, en métropole et outre-mer, en Europe et dans le monde (…) président d’une République indivisible, laïque, démocratique et sociale, chargé de la représenter, de la faire progresser, d’en incarner les valeurs et la langue et de la rassembler. »
« C’est dire dans ces temps et dans ce monde nouveau, où s’entrechoquent à la fois des perspectives magnifiques et des risques certains, y compris pour notre planète, l’importance essentielle et la difficulté de votre mission. »
« Apaiser les colères, réparer les blessures, lever les doutes, tracer la route et incarner les espoirs, voilà pourquoi, Monsieur le président de la République, votre réussite sera la réussite de la France et voilà pourquoi nous vous présentons, pour votre mandat, pour vos proches et pour vous-même, nos vœux extrêmement chaleureux de succès. »
C’est quand meme plus elegant et aimable que les vociferations d’Anne Hidalgo.